20 octobre 2010

DEUX

Mercredi 20 octobre, je t'aime. 

J'aime les gens, les passants. Ils me regardent, ils s'arrêtent, ils continuent leurs chemins et parfois reculent. Certains me demandent ce que je fais là et pourquoi. Certains prennent des photos, me disent que c'est beau. Puis c'est même pas une question de compliment, le vrai truc c'est que je trouve beau cette façon timide d'être interloqué, stupéfait et de demander ce que c'est. Comme un enfant. Et quand je vois qu'ils n'osent pas trop je leurs souris. - Je savais pas faire ce genre de choses avant, j'apprend. J'apprend à aimer les gens, à aller les voir, les connaitre un peu. J'apprend à ne plus me dire que je suis moins bien. Tout en restant moi même aussi - chassez le naturel et il revient en ferrarri de toute façon -. Parfois je me déplais encore avec ma spontanéité à deux balles. Mais je m'aime mieux. Ça faisait deux bonnes années que je n'avais plus vécu. DEUX. C'est énorme, vivre sans intensité, vivre sans pouvoir/vouloir faire le compte de la journée, sans se dire que cette journée bordel, que cette journée elle était bien (même avec son lot d'ennuis).

Empreinter les plaques au sol ça me plait, beaucoup. C'était comme être ailleurs, je ne connaissais plus la ville. J'étais seule, et j'aimais le monde autour. Il m'aimait aussi je crois. J'avais été triste, j'en avais voulu à quelques personnes le matin même. Cette manie qu'ils avaient d'être mon moi d'autrefois. Ça me laissait là, sur le cul. Mais être là par terre, les genoux dans la boue ou presque. C'était comme une purgation de petites rancoeurs. J'étais, j'aimais. J'avais pas reçu mon colis, tant pis. Il y avait une autre table à côté, tant mieux. Celle de qui? Ah oui.

J'ai vraiment beaucoup de chance aujourd'hui. 

Posté par Peacock Feather à 20:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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